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Laurent Joffrin, journaliste de Libération, a posé la question du pouvoir personnel du Président de la République : tout à la fois, président, 1er ministre, omniscient et omniprésent.Le réponse de Nicolas Sarkozy en vidéo (dès publication)… |
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Laurent Joffrin, journaliste de Libération, a posé la question du pouvoir personnel du Président de la République : tout à la fois, président, 1er ministre, omniscient et omniprésent.Le réponse de Nicolas Sarkozy en vidéo (dès publication)… |
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2 commentaires pour "Nicolas Sarkozy et la monarchie élective"
Mon avis sur "Nicolas Sarkozy et la monarchie élective"
La compréhension de la question -ô combien pertinente !- de M. Joffrin a totalement échappé à M. NS, pour qui « monarchie » signifie « héréditaire »… et « élective »: ??? L’arrogance suffisante de sa réponse donne à penser qu’il n’a pas compris non plus. Stupéfiant, non ?
La monarchie est un système politique ou une personne symbolise ou incarne le pouvoir et/ou la nation.
La monarchie n’est ni nécessairement héréditaire, ni nécessairement une royauté.
Pas nécessairement héréditaire ?
En effet, le pouvoir du monarque peut-être le fruit d’une élection institutionnalisée par exemple en Malaisie ou aux Emirats Arabes Unis.
Pas nécessairement une royauté ?
En effet, il existe de nombreuse forme de monarchie, les sultanats, les principautés, etc… on pourrait dire que le pouvoir papal par exemple est une forme de monarchie élective.
De plus, le président Français est systématiquement un monarque puisqu’il est prince d’Andorre. Cela ne fait pourtant pas de la France une monarchie !
Pour défendre le Président de la République française, Nicolas Sarkozy, un monarque n’est pas forcément un despote ou un dictateur. Un président de la république peu tout aussi bien faire l’affaire. Et à l’inverse il existe des républiques héréditaires. Le Gabon nous en a donné dernièrement un exemple.
La question du journaliste est donc déjà chargée d’ambigüité car elle fait appel à ce que dans l’inconscient collectif français, la monarchie est forcément totalitaire car c’est l’expérience qu’ils ont ou plutôt qu’ils ont eut de la monarchie.
Lorsqu’il évoque la révocation des ministres par le monarque, il veut faire appelle à la mémoire collective qu’on les français avec Louis XVI renvoyant Necker (ministre des finances).
Cependant la notion de démocratie dans la 5ème république est une question pertinente qui ne date pas de Nicolas Sarkozy mais de son principal artisan le Général de Gaulle (un militaire qui n’avait pas la réputation d’être un très grand démocrate). On aurait bien tord de la résumer à la simple présence de Nicolas Sarkozy et celui-ci à raison de dire que les français ont fait en d’autre temps un certain nombre de choix dont il n’est que l’héritié.
La notion de démocratie implique une souveraineté collective. Cette souveraineté n’est ni prêtée ni léguée : le chef d’état n’étant théoriquement qu’un représentant de cette souveraineté. Pour donner un exemple commun à tous, un délégué de classe représente ses camarades de classes mais n’est pas la somme de ses camarades réunis. Dans une démocratie, le chef d’état représente son peuple et à se titre parle en son nom et prend de décisions au nom de cette collectivité de citoyens mais il n’est pas son peuple ni même le pouvoir et doit donc tenir compte des désirs de ceux qu’il représente.
Bien évidemment, une classe de 30 millions d’élèves est une toute autre échelle et ne peut être représenté de la même façon.
Néanmoins je juge la critique du journaliste fondée. En effet, en France, il semblerait aujourd’hui que le président de la république, exerce un pouvoir absolu. Il est chef du pouvoir exécutif, il semble s’être rendu maitre de l’assemblée nationale et donc d’une grande partie du pouvoir législatif, et a déjà à plusieurs reprises émis le vœu de pouvoir « sanctionner » les juges qui feraient « mal » leur travail… cela sous-entendu que le pouvoir judiciaire serait sous contrôle.
Sans compter que de nos jours, le président se permet d’utiliser un champ lexical empreint de morale dont il se veut le défenseur (rappelez-vous les propos tenus sur la place du curé et de l’instituteur). Si l’on ajoute à cela que Sarkozy fait du rôle présidentiel le « Défenseur du peuple français » face aux délinquants et autres invasions, etc…
Cela peut en effet faire penser à l’historique qu’on les français avec la monarchie ! Mais ça ce n’est pas trop grave : il suffit de supprimer les cours d’histoire !
Donc, Je ne suis pas d’accord avec le journaliste, comparer le régime français à une monarchie est faire offense aux monarchies qui sont des démocraties (Le Canada, la Suède, Le Danemark, etc…)
Il faut en effet appeler un chat un chat ! Comme le dit Sarkozy : les mots on un sens !
Le journaliste ne se demandait pas si la France ressemblait à une monarchie mais à une dictature ! Ce qui n’est pas tout à fait la même chose !